Récit de 24 pages, réalisées aux 24h de la BD d’Angoulème 2012
En lecture ici
Adaptation très libre d’une ritournelle chantée enfant pour le bicentenaire de la révolution française, en 1989, et modifiée à l’époque à partir de la chanson “Le roi Albert”. A chanter en chœur.

La Sentinelle est paru initialement en noir et blanc dans l’ouvrage collectif Dégradés.
Editions 36 du mois, mai 2011.
Nos rues sont d’or,
nos pieds d’argent,
et nos vies un souffle à l’odeur d’airain.
Bouchées triples, ce n’est pas simplement un trip, c’est une exhortation à la prise de parole et au regard, dans nos rues de contrastes, dans nos corps trop coupés. Au-delà des silences, être à nouveau…né.
Quatre dessins à la gouache noire sur papier épais
En vitrine chez Pierre-Antoine Roiron, Luthier, à l’angle rue Montesquieu – rue Sébastien Gryphe,
69007 Lyon, France.
Du lundi 7 au Lundi 14 mars 2011.
C’est credi. Et credi, le colonel Braguette passe en revue la caserne du commandant Lamartine (et non pas celle du Sergent Blandan, qui est infrichable : “pouah, une vraie horreur”, dira le colonel.)
Les peintres de l’armée de Terre ont déjà entrepris le dur labeur de recouvrir de leurs vanités , les murs suintants de la bonneterie.
Le vent y souffle déjà.
On y parle les langues d’Afrique occidentale,
et le créole haïtien façon Jean-Michel.
On y voit trouble encore.
Les langues de feu y côtoient les jeux de bois.
C’est déjà ça.
Il faudra vous y plier : pas de médaille cette année.
Moins cher que les pin’s, au stickers vous êtes condamnés !
C’est dimanche, Le colonel Braguette est reçu aujourd’hui chez l’amiral Boutonnière.
C’est pas mal, non?
Qui osera encore dire que les anciens militaires français se reconvertissent mal en plasticiens de bon goût?